Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

10.09.2011

Nouvelles photos



Un autre coté de la photographie, laisser aller son imagination à la recherche...

Voici donc quelques nouvelles photos

Si vous désirez visualiser les photos en plus grand format n'hésitez à utiliser l'album et le diaporama.

Bonne visite.

Isabelle Balthazar

14.03.2011

Nouvelle série, Au fil des murs

Bonjour,
Voici le début d'une nouvelle série intitulée, Au fil des murs


Bien à vous, bonne visite
Isabelle Balthazar

13.03.2011

Home

Bonjour à tous,

Ci-dessous un nouvel album intitulé, Home.

 

 

Bonne visite.

Isabelle Balthazar

05.01.2011

Portrait

Nouvelles images dans la série Visage.

Bien à vous.marie2.jpgMarie copie.jpg

Isabelle Balthazar

23.11.2010

Triptiques

Bonjour,

Voici ma nouvelle série de photos intiltulée: Triptiques.

D'autres photos suivront...

Bonne visite et laissez moi un commentaire...

Merci

I.Balthazar

10.08.2010

Nus

Cliquez sur la photo
Bonne visite
Isabelle Balthazar


19.02.2010

L'Inde

L’inde, quel pays !
Mais que vais-je photographier? Tant à dire, à montrer.
Beauté, misère, culture, mélange d’ethnies, castes, modernisme…
Cette complexité m’intimide, j’essaie de gérer toutes les émotions qui me submergent.
Je passe de la tristesse, à la joie, de la culpabilité, à l’envie de laisser mon appareil de côté.
Mais après plusieurs jours d’adaptation, j’ose… Je vais enfin vers l’autre.
Voici donc quelques rencontres, qui font partie de moi à jamais !

Si vous désirez visualiser les photos en plus grand format n'hésitez à utiliser l'album et le diaporama.

Je vous souhaite une bonne visite.


21.01.2010

Le monde du silence (1990)

L'autisme et la trisomie 21 Avant toute chose, j'adresse mes remerciements aux élèves et aux parents, à Monsieur Collignon, directeur de l'I.M.P. de Comblain-au-Pont qui m'ont permis d'effectuer ce reportage au sein de cet Institut. J'exprime également toute ma gratitude à Mesdames Brike, Jadot, à Monsieur Horrion, enseignants, ainsi qu'à toutes les personnes qui m'ont aidés, donné des conseils et fourni les renseignements nécessaires à l'élaboration de ce reportage.

L’autisme, c’est le monde des silences. Silence de repli sur soi, dans sa bulle, au rythme de balancements, de gestes circulaires. Silence du bruit que l’on fait pour soi-même, que l’autre ne comprend pas. Silence des phrases stéréotypées, répétées inlassablement. Silence enfin des sourires et des gestes de l’autre qu’on ne comprend pas. C’est le monde aussi de la débilité mentale qui vient encore tout compliquer. Alors il faut tout apprendre. Apprendre son corps. Que ces mains, là devant moi, sont à moi, que ces jambes, au bout de la balle, sont à moi . Et que mon corps est si bien dans l’eau. Investir son univers. Si je frappe la balle, elle rebondit, un couteau, c’est pour couper, du gâteau, c’est pour manger. Voir l’autre, entendre l’autre, accepter qu’il soit tout près, accepter qu’il me touche, qu’il m’embrasse et moi aussi, je vais près de lui, je le touche, je l’embrasse. Je lui parle aussi. Le langage est un vaste atelier. Je me trompe souvent d’outil, alors je n’ai plus envie de parler. Je m’enferme, ou je deviens un bloc de bois, ou je pique une colère. Les autres aussi me parlent. Silence on ferme ! je n’ai plus envie d’entendre. D’ailleurs je n’ai pas bien compris. On me parle aussi avec les mains, avec les yeux, avec un sourire. Il faut choisir, encore et toujours choisir la bonne réponse. C’est tuant à comprendre. L’autisme se déclare avant l’âge de 30 mois.

 

Diego3présenation_2.JPGDiégo 4 ans et demi, autiste
Lorsque Diégo est arrivé  à l'école, il ne pouvait manger tout seul et ne mangeait que de la panade. Par la suite, grâce à l'apprentissage donné par les enseignants, il a appris à se débrouiller tout seul.  Il a une apparence physique normale. Ses traits sont harmonieux. Il ne parle pas mais produit des sons. Diégo a le regard vide et fuyant que l'on qualifie de périphérique. Il regarde derrière la personne. Son visage est amorphe et ne reflète aucune émotion. Il fuit le groupe et la relation. Isolement et froideur apparents. Retrait du monde extérieur et manque d'intéret. Désorganisation psychomotrice. Parasitisme mimique et stéréotypies gestuelles ainsi que des activités rituelles.

 

Isabelle5présentation_2.JPGIsabelle 8 ans , autiste débile
Isabelle est arrivée cette année. Elle ne parlait pas par choix (suivie par un logopède elle est capable de composer des phrases simples) Elle refusait tout travail, se jetait par terre en hurlant avec des gestes puissants et désordonnés des bras et des jambes. Le contact a pu être établi facilement et elle accepte un travail à son niveau. Son esprit est souvent absent et son regard vide. Par contre à d'autres moments, il apparaît qu'elle perçoit tout ce qui se passe autour d'elle. Elle peut donc fixer son attention sur la tâche qu'on lui propose. La pédagogie de la réussite et les relations humaines dont elle profite dans l'école lui ont permis de s'épanouir. Isabelle est fort limitée point de vue intellectuel.La priorité a été donnée à l'autonomie et à la socialisation. Pour ce qui est des "travaux" le but essentiel est l'obéissance, la persévérance et la réussite.

NicolasB2présentation_2.JPG

Nicolas B. 7 ans , trisomique
Nicolas a une apparence physique différente, caractéristique de sa maladie. Il ne parle pas. Il émet des sons.
Son regard n'est pas fuyant, il est capable de fixer une personne. Il possède la sourire relationnel. Stéréotype gestuelle. Il ne fuit pas le groupe, il y a même une recherche. S'il y a peu de communications c'est également dû aux capacités de l'enfant. Mais Nicolas ne refuse pas l'autre ni le monde.

 

NicolasD2présentation_2.JPGNicolas D. 9 ans , trisomique
Tout comme Nicolas B., il a une apparence physique différente, caractéristique de sa maladie. Il ne parle pas. Il émet des sons. Il a par moment le regard plus  fuyant mais il est capable de fixer une personne. Il possède le regard relationnel. Stéréotypie gestuelle. Il ne fuit pas le groupe, il y a même une recherche. Il accepte parfois plus difficilement le contact avec l'autre. S'il y a peu de communication, c'est dû aux capacités de l'enfant, mais Nicolas ne refuse pas l'autre ni le monde

 

Judith4présenttion.jpg

Judith 5 ans , autiste et débile
Judith a une apparence physique normale. Elle ne parle pas mais produit des sons et pousse beaucoup de cris. Elle n'a pas le sourire relationnel. Elle est indiférente au monde extérieur et a d'ailleurs été considérée comme une enfant sourde dans sa petite enfance. Judith sent tous les objets qui l'entourent et recherche les odeurs fortes. Désorganisation psychomotrice mais pas de retard moteur. Elle accepte la présence de l'adulte. Il y a même une recherche affective de sa part.

 

Ludo4présentation_2.JPG

Ludo 9 ans , autiste débile Ludo a un avantage énorme sur Isabelle et Manu. Ce sont ses capacités dans le langage non verbal. Il est relativement performant en motrocité fine. Il a d'énormes difficultés à formuler une phrase correctement. Il ne fait pas beaucoup d'efforts dans ce sens car il parvient à ce faire comprendre. Il est fort dissipé et pendant qu'il effectue des travaux, il oublie la consigne.Il est également très instable et lorsqu'une idée lui traverse l'esprit, il suit cette idée sans se préoccuper des circonstances. Il commence à marquer un intérêt pour le travail scolaire, essentiellement les devoirs qui lui permettent de capter l'attention de sa mère.

Manu2présentation_2.JPG

Manu 8 ans , autiste débile modéré
Lorsque Manu est arrivée à l'école elle était très agitée, passant ses journées à pleurer, à hurler et à se rouler sur le lit. Elle refusait toutes activités proposées, elle fuyait la relation avec l'adulte et ses camarades. A présent elle est stabilisée mais de nombreux mouvements parasites et son regard indiquent clairement son angoisse. Elle rentre en relation avec les personnes qu'elle choisit. Elle recherche le contact physique. Son vocabulaire est encore souvent inadapté et traduit de façon imprécise ses émotions. Cependant, vu les progrès dans le comportement, il a été possible d'aborder les apprentissages scolaires.

 

Mon premier rendez-vous fut sans nul doute angoissant, angoisse de ne pas être à la hauteur, pas du point de vue photographique mais au du point de vue humain. Je craignais la rencontre avec les enfants. j'avais peur d' être bloquée, de ne savoir que faire, que dire. J'étais inquiète de ma réaction, Saurais-je cacher ma gêne, si gêne il y a, mon étonnement, voire ma répulsion? Pourtant cette rencontre, je l'avais bien préparée, mais là devant cette porte, tout ce que j'avais pu lire me paraissait bien pauvre.

Voilà j'y étais. C'était étrange et même un peu comique. Les enfants étaient là, devant moi, assis sur leur petite chaise, dégustant un pot de yogourt. Je ne savais même pas s'ils se rendaient compte de ma présence. Durant quelques instants je restais là, debout, espérant un regard, mais rien. L'institutrice m'a dit alors que la collation est une chose très importante et que rien ou pratiquement rien, ne les en détournerait. Je repartais avec une inquiétude plus ou moins apaisée et je me réjouissais déjà de la prochaine rencontre. Lors de ma deuxième visite et alors que j'étais seule dans le couloir, j'ai pris mon appareil et d'un coup je devenais le photographe. Cette appareil qui peut se montrer si voyeur. Je voulais juste être là comme témoin. Je voulais évoquer une histoire, faire partager ce que j'allais apprendre.

Je ne sais pas ce qui m'a le plus surpris? Est-ce leurs énormes difficultés à exécuter des gestes si familiers, si machinaux comme enlever un manteau, manger avec autre chose que les doigts ou même comprendre qu'il faut descendre la cuillère jusqu'au fond du pot pour pouvoir récolter le yogourt et pour les plus grand, savoir beurrer sa tartine, et bien plus difficile, la découper. Tout ceci et bien d'autres exemples, qu'on ne peut imaginer. mais ce qui m'a le plus étonné est leur apprentissage de tout ce qu'un bébé fait par imitation. Le seul fait de sourire, de montrer sa peine, de reconnaître ses émotions, d'oser les dire et de posséder le vocabulaire adapté à chaque situation, est un travail considérable.

C'est très étrange de se retrouver en face de quelqu'un que l'on ne peut comprendre mais c'est justement au fil des jours passés avec eux que cette apparence non communicative s'est éclaircie. je commençais à les suivre, à remarquer des comportements répétés, qu'une telle mimique signifiait une telle chose. Un geste, un comportement me faisait comprendre qu'Isabelle  voulait être sur la photo ou une autre attitude me disait "laisse moi tranquille". Ludo voulait être sur toutes les photos. Lorsqu'il remarquait qu'il n'était pas le point de mire il faisait sa tête et dès que je faisait mine de le photographier son sourire réapparaissait. Il est même arrivé que Manu  se déplace de la fenêtre car elle avait remarqué que je ne prenais jamais de photo à cet endroit. Une fois je voulais m'approcher trop près d'elle et elle me dit " ça va là , la photo ira".
Toutes ces réactions montraient bien qu'elle me rejoignait quand elle le voulait et non pas moi qui me faisait intruse. C'est ce que j'essayais de faire pour toutes les photos. Je passais beaucoup de temps avec eux, je jouais, ce qui parfois me plaisait mieux que de faire clic-clac.

Les enfants me paraissaient très attirés par mon appareil. Je crois que si j'étais venue sans lui, ils ne m'auraient pas apporté la moindre attention. Je les intriguais, je les surprenais. D'ailleurs c'était assez marquant avec Judith. Lorsqu'au début j'arrivais sans mon appareil, elle ne me prêtait aucune attention. Par contre, si elle le voyait à ma main elle s'approchait et le touchait. Elle me reconnaissait par ce détail. Par la suite, grâce à l'habitude de ma présence, elle appréciait lorsque je l'a faisais sauter sur me genoux si bien que lorsque je prenais mes photos elle me montait aussi bien sur le dos que sur la tête. Le petit Nicolas, lui aussi était intrigué par l'appareil. Il venait le toucher. Il mettait son doigt en plein sur l'objectif et s'amusait à le faire tourner. Nicolas était très câlin, très affectueux mais son attention n'était pas soutenue très longtemps. On jouait à la balle, la minute suivante il s'en allait pour revenir de suite. J'ai eu des difficulté avec Diego? Il n'avait pour moi ni geste ni regard? J'étais un peu perplexe sur ma façon d'agir. Mais a la vue des planches contact, je l'ai retrouvé tel qu'il était. Je ne pense pas avoir triché dans notre relation.

A l'instant même  beaucoup de souvenirs me reviennent à l'esprit: des moments câlins, de joie et aussi de tristesse. Mais le plus beau souvenir reste incontestablement celui-ci; J'étais fatigué, je décide donc de m'installer dans le pouf de la classe se trouvant près de la fenêtre. Le soleil me réchauffe, je me laisse aller , je ferme les yeux un instant et là, un instant merveilleux, je sens quelqu'un venir déposer sa petite tête sur me genoux, c'est Diégo, je lui caresse les cheveux. Le soleil continue à nous réchauffer. Il se relève, je le rappelle, je lui tend les bras. Mais non, c'est fini, il est retourné dans son monde. Ce moment partagé, cette caresse désirée fut pour moi un moment que je n'oublierais.

Si vous désirez visualiser les photos en plus grand format n'hésitez à utiliser l'album et le diaporama. Je vous souhaite une bonne visite.

20.01.2010

La banlieue Liégeoise (1988)

Quel accueil, une ribambelle d’enfants s’affaire autour de moi. Ils me posent des questions, me présentent leurs copains, les soeurs et frères, les gentils les méchants. Pendant un cours instant, je partage leurs jeux d’enfants, ce qu’ils font pour passer le temps en attendant d’être grand. Ici,de vrais jeux : ballon, vélo, touche-touche,… Qui me replongent dans cette époque d’insouciance… Réminiscence quand tu nous tiens !
Par moments, c’est vrai, un peu de tension, un écho de paroles des grands : « lui c’est un Turc », « lui le Black », mais l’instant d’après, le ballon au pied, plus aucune couleur n’a d’importance.
Ensuite d’autres rencontres, au café, deux supporters au stade de foot, trois adolescents surpris et ravis d’être photographiés…

Si vous désirez visualiser les photos en plus grand format n'hésitez à utiliser l'album et le diaporama. Je vous souhaite une bonne visite.

 

Portraits du Népal


Bonjour à tous,
Voici une série de portraits réalisés au Népal en 1998. Si vous désirez visualiser les photos
en plus grand format n'hésitez à utiliser l'album et le diaporama.
Je vous souhaite une bonne visite.